lundi 11 mai 2009

"Mais ils sont maudits ! C'est pas possible !"


Ce mercredi 12 mai 1976, les gradins de l'Hampden Park de Glasgow sont verts. Vert comme la couleur du maillot des Stéphanois qui défient le Bayern Munich en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions.
Face au double tenant du titre, emmené par Sepp Maier, Franz Beckenbauer et Gerd Müller - l'ossature de l'équipe d'Allemagne sacrée championne du monde deux ans plus tôt -, les hommes du président Roger Rocher se présentent diminués par les forfaits de Christian Synaeghel et Gérard Farizon et la blessure de Dominique Rocheteau, le feu follet de l'attaque forézienne, l'"Ange vert".

"ILS SONT MAUDITS !"
Le début de rencontre est tendu, crispé. L'enjeu étouffe les velléités offensives. "Une partie d'échecs, avec un peu plus de vivacité quand même du côté stéphanois", note Bernard Père, un des deux envoyés spéciaux d'Antenne 2.
En tout début de partie, Gerd Müller trouve le chemin des filets. Mais son but est refusé pour hors jeu. Tout s'accélère à la demi-heure de jeu. A la 34e minute, Dominique Bathenay récupère le ballon dans le rond central, s'avance, échappe au tacle de Karl-Heinz Rummenigge et arme son pied gauche. La frappe s'écrase sur la barre transversale. Hervé Revelli est la réception mais sa tête pas assez appuyée finit dans les bras de Sepp Maier.
Dans la minute qui suit, le danger change de camp. Servi par Schwarzenbeck dans la surface de réparation, Hoeness contraint Curkovic à un arrêt en deux temps.
A la 40e, Sarramagna enrhume une nouvelle fois le flanc droit de la défense allemande. A la reprise de son centre, Jacques Santini. Mais la tête du futur sélectionneur de l'équipe de France trouve encore les montants carrés.
"Encore une fois la barre ! Mais ils sont maudits ! Ils sont maudits ! C'est pas possible !", s'étrangle Thierry Roland au micro d'Antenne 2.

2 commentaires:

clement a dit…

Me dis pas que tu as la VHS.
Me dis pas non plus que tu as tout dans la tête.
Mais merde.
C'est forcément un des deux.

Anonyme a dit…

Avant, c'était les poteaux qui étaient carrés. Aujourd'hui, ce sont les pieds. A bientôt dans l'ascenceur.
Julien P.