mardi 29 janvier 2008

Les grands joueurs




C'est à cela qu'on reconnaît les grands joueurs, me dit Bertrand alors que Karim B vient d'égaliser d'un "maître coup-franc" dans le temps additionnel.

Les grands joueurs, lui rétorqué-je, on les verra contre les Mancuniens. Il paraît en effet que le voisin rhodanien est toujours engagé dans une paracompétition continentale. Sans grand intérêt, de ce que j'ai cru en comprendre.


vendredi 25 janvier 2008

Matin d'hiver

"Il faut prendre conscience d’une chose : il faut être plus « tueur » devant le but même si le terme est un peu barbare", dit Laurent Roussey sur le site off. Tiens, en voilà un, de tueur




Ce matin, je n'ai l'énergie à rien.

Ce matin, comme souvent, je tombe.

Ce matin, je suis à trois malheureux points de la relégation (ceux qu'on va perdre dès dimanche en recevant Lyon ???).
Vos histoires de flahute, à Bertrand & toi, m'auraient normalement mis le coeur en joie. Mais là, rien, c'est tout mort en moi. C'est un paysage d'hiver après la bataille. La terre fume ça et là. Des nappes d'ombre recouvrent encore le fond des vallons et le soleil peine à désagréger ce manteau de nuit.

Tiens, je n'ai même pas encore allumé Eurosport.

J'ai remonté le col de ma veste sur mon cou offert au billot par mes forfanteries d'avant le but assassin de l'autre Cavenaghi, là. Mais l'opprobre et la risée ne pèsent rien sur le plateau de mes sentiments. Tomber souvent, espérer toujours. Ma devise tarde à me consoler ce matin.

Je ne sais même plus combien il reste de journées avant la fin du championnat, combien de points théoriques à prendre. Putain, c'est rude. Je vais attendre encore un peu avant de me servir un verre de Lagavullin. Un premier qui en appellera d'autres.

jeudi 27 décembre 2007

Les noms ne trompent pas

Saint Etienne, premier martyr de la chrétienté. Ok, je comprends mieux certaines choses à présent.


Saint-Etienne - Ο άγιος Στέφανος (gr.)
• Icône grecque traditionnelle
• Tempera à l'oeuf sur bois, dorure à la feuille d'or 30 x 40 cm Ref. 111

"Tous se jettent sur Étienne, le traînent hors les murs de Jérusalem et le lapident à mort. Saul de Tarse, plus tard converti, béatifié et couvert de gloire sous le nom de Paul, garde les vêtements des assassins et approuve ce meurtre. Selon Voragine, la lapidation a eu lieu l'année de l’Ascension du Seigneur, au mois d’août suivant, au début du troisième jour."

dimanche 23 décembre 2007

Parce qu'un peu d'érotisme ne saurait nuire




La très-chère était nue, et, connaissant mon cœur,
Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores,
Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur
Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Mores.

Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur,
Ce monde rayonnant de métal et de pierre
Me ravit en extase, et j'aime à la fureur
Les choses où le son se mêle à la lumière.

Elle était donc couchée et se laissait aimer,
Et du haut du divan elle souriait d'aise
À mon amour profond et doux comme la mer,
Qui vers elle montait comme vers sa falaise.

Les yeux fixés sur moi comme un tigre dompté,
D'un air vague et rêveur elle essayait des poses,
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ;

Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,
Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne,
Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;
Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,

S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
Pour troubler le repos où mon âme était mise,
Et pour la déranger du rocher de cristal
Où, calme et solitaire, elle s'était assise.

Je croyais voir unis par un nouveau dessin
Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe,
Tant sa taille faisait ressortir son bassin.
Sur ce teint fauve et brun le fard était superbe !

– Et la lampe s'étant résignée à mourir,
Comme le foyer seul illuminait la chambre,
Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir,
Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre !


Baudelaire, Les Fleurs du mal (1857), « Les Bijoux »

vendredi 30 novembre 2007

Et c'est reparti


Dans son édition de samedi, L'Equipe Magazine révèle les dessous de l'enquête judiciaire qui menace l'AS Saint-Etienne.

Le dossier du juge lyonnais Jean-Hugues Gay, qui a mis en examen en juin dernier le co-président de l'ASSE, Roland Romeyer, pour « recel d'abus de biens sociaux » et « blanchiment d'abus de biens sociaux », fait apparaître que près d'un quart des parts de la société anonyme ASSE Groupe - la holding qui détient le club forézien - provient d'une gigantesque escroquerie à l'Urssaf.

Les investigations, conduites par les gendarmes de Lyon, établissent qu'à la demande de Roland Romeyer, un entrepreneur portugais de la région stéphanoise, Adao Carvalho, a investi 1,25 millions d'euros dans la société Croissance Foot -propriétaire à 50% de la SA ASSE Groupe. Or, cet argent a été détourné des caisses de plusieurs sociétés, gérées en sous-main par Carvalho, au préjudice de l'Urssaf.

L'enquête judiciaire démontre par ailleurs que, contrairement à ce qu'a toujours soutenu la direction de l'AS Saint-Etienne (qui depuis des mois, assure que l'affaire ne concerne en rien l'ASSE et que Carvalho ne jouait aucun rôle au club), Adao Carvalho avait une influence sur la vie du club. Des documents saisis en perquisition prouvent que Carvalho était informé de décisions confidentielles et conviées à des réunions stratégiques.Les développements de l'affaire inquiètent fortement la mairie de Saint-Etienne, d'autant qu'une nouvelle menace se fait jour : l'Urssaf pourrait demander des comptes au club, et réclamer le remboursement des sommes détournées.

Dans un entretien à L'Equipe Magazine, Roland Romeyer clame son innocence, affirmant avoir été « abusé par Carvalho » et qu'il ne pouvait connaître l'origine des fonds. Celui qui préside - aux côtés de Bernard Caïazzo - aux destinées de l'ASSE assure qu'il ne revendra pas ses parts et que « jamais » il ne démissionnera. Fabrice Lhomme

vendredi 23 novembre 2007

Du passé ne faisons pas table rase




"C’est du passé. On ne peut pas sans cesse revenir en arrière. Ce fut un épisode douloureux sur lequel nous devons nous appuyer pour rebondir. Nous devons tirer les enseignements de ces deux défaites."


De Jérémie Janot sur le site off de l'AS Nous après la double pastèque de Lens et de Le Mans


Devrons-nous un jour tirer les enseignements de deux victoires ?


samedi 17 novembre 2007

Pastèque


Vert dehors, rouge dedans

Lens, Le Mans, villes sanglantes